En bref : en 2026, les meilleures huiles de cuisson se choisissent selon la température réelle de cuisson. Pour le cru et le feu doux, misez sur l’huile d’olive extra vierge (point de fumée ≈ 190 °C). Pour la poêle vive, le tournesol oléique ou le colza raffiné. Pour la friture, l’huile d’arachide, d’avocat ou de pépins de raisin (point de fumée > 215 °C). Voici notre classement détaillé, comparé et chiffré.
💡 Réponse directe : parmi les meilleures huiles de cuisson saine en 2026, l’huile d’olive vierge extra s’impose pour les cuissons jusqu’à 180°C — et elle reste stable dans ces conditions. Au-delà du point de fumée (~190°C), elle commence à se dégrader. Pour les huiles contaminées à éviter (Eco+, Carapelli Bio…), voir notre liste complète. Pour les fritures à haute température, préférez l’huile d’arachide ou le tournesol oléique.
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Faits clés
- Huile la plus stable à la chaleur : huile d’avocat raffinée (point de fumée ≈ 270 °C).
- Huile la plus polyvalente au quotidien : huile d’olive extra vierge.
- Meilleur choix pour la friture : huile d’arachide ou de pépins de raisin.
- À ne jamais chauffer : huile de lin (point de fumée ≈ 107 °C) — cru uniquement.
- La plus citée pour la santé cardiovasculaire : huile d’olive vierge extra, riche en acides gras mono-insaturés (oméga-9) et en polyphénols.
- Règle d’or : conservez ~30 °C de marge entre votre température de cuisson et le point de fumée de l’huile.
Tableau comparatif : point de fumée et usages
Le point de fumée est la température à laquelle une huile commence à se dégrader, à fumer et à libérer des composés indésirables (acroléine, aldéhydes). Plus il est élevé, plus l’huile résiste à la cuisson. Ce tableau classe les principales huiles du point de fumée le plus bas au plus élevé, avec leur usage idéal.
| Huile (état) | Point de fumée (≈ °C) | Usage idéal | Source |
|---|---|---|---|
| Huile de lin (vierge) | ~107 | Cru uniquement, jamais chauffée | EFSA 2024 |
| Beurre | ~130 | Cuisson douce | ANSES |
| Huile de coco (vierge) | ~175 | Pâtisserie, plats exotiques | EFSA 2024 |
| Huile d’olive extra vierge | 190 – 210 | Cru, feu doux à moyen, four modéré | EFSA / test-achats |
| Huile de colza raffinée | ~200–210 | Cuisson courante (vierge = cru seulement) | futura-sciences 2026 |
| Huile de coco raffinée | ~205 | Cuisson ponctuelle plus stable | EFSA 2024 |
| Huile de pépins de raisin | ~215 | Sautés, friture, saisie | ANSES |
| Huile de tournesol oléique | ~225–230 | Friture, rissolage | ANSES / EFSA |
| Huile d’arachide raffinée | ~230 | Friture (choix des professionnels) | EFSA 2024 |
| Ghee / beurre clarifié | ~250 | Saisie haute température | ANSES |
| Huile d’avocat raffinée | ~270 | Friture, saisie, gril (la plus stable) | EFSA 2024 |
Pourquoi les chiffres varient selon les sources ? Le point de fumée dépend du degré de raffinage, de la fraîcheur et du lot. L’huile d’olive VE varie entre 160°C (huile fraîche, riche en polyphénols) et 210°C (huile plus ancienne, moins de résidus). Sources : EFSA (European Food Safety Authority), ANSES, futura-sciences 2026, test-achats.be.
Le classement des 7 meilleures huiles
Notre Top 7 privilégie la polyvalence, la tenue à la chaleur et l’intérêt nutritionnel. L’huile d’olive extra vierge reste la référence quotidienne ; l’avocat, l’arachide et les pépins de raisin dominent dès qu’il faut monter en température ; le colza et le tournesol oléique offrent le meilleur rapport polyvalence-prix.
1. Huile d’olive extra vierge — la référence quotidienne
L’huile d’olive extra vierge reste l’huile la plus complète pour un usage de tous les jours. Riche en acides gras mono-insaturés (oméga-9) et en polyphénols antioxydants, elle apporte du goût autant que des bienfaits. Une étude de l’Institut d’Oncologie de Barcelone, menée sur plus de 40 000 personnes pendant treize ans, a associé la consommation quotidienne de deux cuillères à soupe d’huile d’olive à une réduction d’environ 44 % du risque de mortalité cardiaque. Son point de fumée se situe entre 190 et 210 °C : elle convient au cru, au feu doux, au four et — contrairement à une idée reçue tenace — à la friture domestique (160 à 190 °C). Depuis 2021, l’USDA la classe parmi les huiles à point de fumée élevé.

Avantages
- Excellent profil nutritionnel
- Polyvalente du cru à la cuisson douce
- Riche en antioxydants
Inconvénients
- Perd une partie de ses polyphénols et de son oléocanthal à la chaleur prolongée
- Goût marqué qui ne plaît pas à tous
🛒 Notre recommandation
Côté tests indépendants, attention à une confusion fréquente. La Primadonna Vierge Extra (Lidl) était la seule sans contaminant détecté dans le test 60 Millions de consommateurs de 2023 (24 huiles, note rapportée : 16/20). Dans le test suivant, d’avril 2025 (22 huiles), elle passe au contraire sous la moyenne (défaut de « chômé ») ; c’est H de Leos Fruité Vert qui l’emporte (15,4/20) — voir notre comparatif des meilleures huiles de supermarché. Chez UFC-Que Choisir 2025, l’Auchan Bio Vierge Extra mène (16,3/20). Sur Amazon, pour une bio fiable et traçable, orientez-vous vers une vierge extra bio d’origine clairement identifiée. Prix : voir l’offre du moment
Le choix n°1 si vous ne deviez en garder qu’une seule. Pour une huile d’olive de caractère, comparez nos sélections par origine : espagnole, portugaise ou marocaine.
2. Huile de colza — la plus équilibrée
Deuxième huile la plus consommée en France, le colza offre un rapport oméga-3/oméga-6 remarquable, rare parmi les huiles courantes. Attention à la distinction cruciale : la version vierge se réserve au cru, tandis que la version raffinée (souvent étiquetée « cuisson ») supporte la poêle. Goût neutre, prix accessible.

Avantages
- Meilleur ratio oméga-3/6 du marché courant
- Neutre, économique
- Polyvalent selon la version
Inconvénients
- Version vierge inadaptée à la chaleur
- Oméga-3 sensibles à l’oxydation
🛒 Notre recommandation
Pour le cru, une huile de colza vierge bio (type Emile Noël, Bio Planète ou Vigean) préserve le précieux oméga-3. Pour la cuisson, choisissez une version raffinée « cuisson ». Prix : voir l’offre du moment
Le meilleur compagnon nutritionnel de l’huile d’olive : l’une pour le goût, l’autre pour l’équilibre oméga-3.
3. Huile d’avocat — la championne des hautes températures
Avec un point de fumée d’environ 270 °C (version raffinée), l’huile d’avocat est tout simplement la plus stable de cette sélection. Riche en mono-insaturés et en vitamine E, elle encaisse la friture, la saisie et le gril sans broncher, tout en gardant un goût discret. Son seul frein reste le prix.

Avantages
- Point de fumée le plus élevé
- Bon profil nutritionnel
- Goût neutre et polyvalent
Inconvénients
- Prix élevé
- Disponibilité plus rare
🛒 Notre recommandation
Une huile d’avocat de marque reconnue (type La Tourangelle ou Emile Noël) garantit une extraction propre et un point de fumée élevé. Vérifiez la mention « raffinée » pour les très hautes températures. Prix : voir l’offre du moment
L’huile à garder pour toutes les cuissons agressives, là où l’olive abandonne.
4. Huile de tournesol oléique — le rapport qualité-prix pour cuisson
À ne pas confondre avec le tournesol classique : la variété oléique est enrichie en acides gras mono-insaturés, ce qui lui donne une bien meilleure tenue à la chaleur (≈ 225–230 °C). Neutre en goût et abordable, c’est l’huile de friture et de rissolage la plus accessible.

Avantages
- Excellent rapport qualité-prix
- Bonne tenue à la chaleur
- Goût neutre
Inconvénients
- Bien vérifier la mention « oléique »
- Moins riche en oméga-3
🛒 Notre recommandation
Cherchez explicitement la mention « tournesol oléique » (et non tournesol classique) : marques type Vigean ou références « haute température ». Idéale en grand format pour la friture. Prix : voir l’offre du moment
Le choix malin pour frire sans se ruiner.
5. Huile d’arachide — la spécialiste de la friture
C’est l’huile que privilégient de nombreuses cuisines professionnelles pour la friture : point de fumée élevé (≈ 230 °C), grande stabilité sur plusieurs bains et légère note de noisette. Sur le plan nutritionnel, elle est plus riche en oméga-6 que d’autres et reste donc à alterner. Attention en cas d’allergie aux fruits à coque.

Avantages
- Stable, idéale pour friture répétée
- Saveur agréable
Inconvénients
- Déséquilibre oméga-6/oméga-3
- Allergène (fruits à coque)
🛒 Notre recommandation
Pour la friture répétée, une huile d’arachide en bidon (type Lesieur ou équivalent bio) reste le meilleur rapport stabilité-prix. Préférez le bio si possible. Prix : voir l’offre du moment
La référence si vous friturez souvent — à choisir bio et à alterner.
6. Huile de pépins de raisin — la polyvalente pour saisir
Souvent oubliée des classements, l’huile de pépins de raisin mérite sa place : point de fumée élevé (≈ 215 °C), goût propre et léger qui respecte la saveur des ingrédients. Parfaite pour les sautés vifs, la saisie et la fondue bourguignonne. Riche en vitamine E, mais comme l’arachide, plutôt riche en oméga-6.

Avantages
- Goût neutre, ne masque pas les aliments
- Bonne tenue à haute température
Inconvénients
- Riche en oméga-6
- Plus difficile à trouver et plus chère
🛒 Notre recommandation
Une huile de pépins de raisin (type Vigean, Emile Noël ou Naturela) offre un goût neutre parfait pour saisir et sauter sans masquer les aliments. Prix : voir l’offre du moment
L’alternative idéale à l’arachide pour qui veut saisir sans goût marqué.
7. Huile de coco — la spécialiste exotique
L’huile de coco tient bien la chaleur et apporte une signature aromatique unique aux currys, woks et pâtisseries. Mais elle est riche en acides gras saturés et son goût très typé la rend peu adaptée comme huile principale. À réserver à des usages ciblés plutôt qu’au quotidien.
Avantages
- Tenue à la chaleur correcte
- Signature aromatique exotique
Inconvénients
- Goût très typé
- Profil nutritionnel moins intéressant au quotidien
🛒 Notre recommandation
Une huile de coco vierge bio (type KTC, Ceres, Naturela ou Emile Noël) convient à la pâtisserie et aux plats exotiques. Le format pot facilite le dosage. Prix : voir l’offre du moment
Elle se classe ici pour sa tenue réelle à chaud, mais reste une huile de spécialité.
Mention honorable
Au-delà du Top 7, un choix mérite une place pour un usage plus pointu. Il ne vise pas la polyvalence maximale, mais séduira les amateurs de goût net et d’origine clairement identifiée.
Huile d’olive AOP de terroir — le meilleur choix pour qui cherche une huile d’olive de caractère, avec une vraie identité régionale et une origine protégée. À retrouver dans notre comparatif des huiles d’olive AOP.
Peut-on cuisiner à l’huile d’olive ?
Oui, sans réserve pour la cuisine domestique. Le point de fumée de l’huile d’olive vierge extra se situe entre 190 et 210 °C, au-dessus d’une poêle (120 à 180 °C) et d’une friture domestique (160 à 190 °C). Depuis 2021, l’USDA la classe parmi les huiles à point de fumée élevé, adaptées à la friture.
Le point de fumée n’est d’ailleurs pas le seul critère : la stabilité oxydative compte davantage. Une étude publiée dans Acta Scientific Nutritional Health a montré que l’huile d’olive vierge extra est la plus stable des huiles de cuisson, produisant le moins de sous-produits nocifs — même chauffée au-delà de son point de fumée. Les travaux de l’Université Federico II de Naples (Raffaele Sacchi) ont confirmé que la friture à l’huile d’olive vierge extra est moins sensible à l’oxydation qu’avec d’autres huiles.
La nuance honnête : cuire à l’huile d’olive est sans danger, mais pas neutre. Un chauffage prolongé diminue la vitamine E et l’oléocanthal, le composé anti-inflammatoire qui pique en gorge. La bonne pratique : cuire avec une vierge extra correcte, et garder une huile crue riche en polyphénols pour l’assaisonnement final.
Pourquoi les chiffres du point de fumée varient-ils autant ?
Si vous comparez plusieurs sites, vous trouverez pour l’huile d’olive vierge extra des valeurs allant de 191 °C à 210 °C, et des verdicts opposés sur la friture. Voici l’explication que personne ne donne : le point de fumée n’est pas une constante. Il dépend de trois facteurs.
- L’acidité. Plus une huile contient d’acides gras libres, plus tôt elle fume. Une vierge extra fraîche à faible acidité (≤ 0,3 %) atteint 210 °C ; une huile ancienne ou acide fume dès 180 °C.
- La fraîcheur. Une huile proche de sa date limite a déjà commencé à s’oxyder : son seuil baisse.
- Le raffinage. L’huile d’olive raffinée (ou « légère ») monte à 238-242 °C, car le raffinage retire les composés qui brûlent tôt — mais aussi les antioxydants et les arômes.
Fait peu connu : le point de fumée diminue à chaque réutilisation. Une huile neuve à 232 °C peut descendre autour de 200 °C après cinq ou six fritures. C’est pourquoi il faut renouveler régulièrement le bain de friture, quelle que soit l’huile.
Quelle est la meilleure huile pour la friture ?
💡 Réponse directe : pour la friture (170-190°C), le podium est : 1. Huile d’arachide (~230°C, référence professionnelle) · 2. Tournesol oléique (~225°C, moins chère) · 3. Huile d’avocat raffinée (~270°C, la plus stable). L’huile d’olive VE peut être utilisée pour une friture légère mais se dégrade plus vite et ne se prête pas aux bains répétés.
La friture domestique se pratique entre 170 et 190 °C. Il faut donc une huile dont le point de fumée dépasse nettement cette plage, avec une bonne stabilité à l’oxydation. La réponse dépend de votre usage.
- Friteuse, usage intensif : l’huile d’arachide (227 à 232 °C) reste la référence des cuisines professionnelles — goût neutre, stable sur plusieurs bains. L’huile de tournesol oléique est une alternative économique.
- Bain profond répété : préférez l’huile d’olive raffinée (238-242 °C) à la vierge extra : plus haute tolérance thermique, coût moindre.
- Friture occasionnelle, poêle, air fryer : la vierge extra convient parfaitement. Son point de fumée (190-210 °C) reste au-dessus de la température de friture.
Deux avantages méconnus de la friture à l’huile d’olive vierge extra : ses polyphénols migrent partiellement vers l’aliment, l’enrichissant en antioxydants ; et elle forme une croûte à la surface qui limite la pénétration de la matière grasse. Résultat : des aliments frits moins gras qu’avec la plupart des autres huiles.
Le seul signal d’alerte absolu : si l’huile fume, elle a dépassé son seuil et libère de l’acroléine, un composé irritant. Jetez-la. Changez aussi le bain quand l’huile fonce, devient visqueuse ou sent le rance.
🫒 Huile d’olive ou huile de colza pour cuisiner ?
La comparaison la plus cherchée en France. La réponse dépend du type de cuisson :
- Cuisson douce (≤180°C) : les deux conviennent. L’huile d’olive VE apporte plus de saveur et de polyphénols ; le colza raffiné est plus neutre et moins cher.
- Haute température (wok, saisie ≥200°C) : préférer le colza raffiné (~200-210°C) ou le tournesol oléique (~225°C). L’huile d’olive VE n’est pas optimale au-delà de 190°C prolongé.
- Assaisonnement cru : l’huile d’olive VE domine — saveur, polyphénols, stabilité. Le colza vierge reste une bonne option pour l’équilibre oméga-3/6.
En résumé : pour la cuisine quotidienne, huile d’olive VE jusqu’à 180°C. Pour les cuissons intenses répétées, colza raffiné ou tournesol oléique.
🌡️ Quelle huile de cuisson à haute température ?
💡 Réponse directe : pour la cuisson à haute température (wok, saisie, gril ≥200°C) : 1. Huile d’avocat raffinée (~270°C) · 2. Huile d’arachide (~230°C) · 3. Tournesol oléique (~225°C). L’huile d’olive VE et le colza vierge ne sont pas adaptés au-delà de 190°C prolongé.
- Wok, saisie vive (180-220°C) : tournesol oléique — meilleur rapport qualité/prix
- Friture profonde (bain répété) : huile d’arachide — la plus stable sur plusieurs bains
- Grill, plancha (≥200°C) : huile d’avocat raffinée — la seule qui tient vraiment à ces températures
- Four à 200°C : à cœur, les aliments n’atteignent pas 200°C — l’huile d’olive VE convient pour les cuissons au four standard
Comment choisir la bonne huile de cuisine ?
Choisissez d’abord selon la chaleur réelle de votre usage. Une vinaigrette, une cuisson douce et une friture n’attendent pas la même huile. Ensuite, regardez le raffinage, le profil en acides gras et la fraîcheur. En pratique, gardez trois huiles : une pour le quotidien, une pour la cuisson forte, une pour la finition.
- Commencez par la température. Pour le cru ou le feu doux, prenez une huile vierge ou pressée à froid pour le goût. Pour poêle très chaude, four fort ou friture, une huile plus stable est plus simple à gérer.
- Vérifiez le raffinage. Une huile raffinée supporte mieux la chaleur ; une huile vierge garde mieux ses arômes et ses composés utiles, mais résiste moins aux cuissons agressives.
- Regardez les acides gras. Les huiles riches en mono-insaturés sont les plus polyvalentes. Les huiles très riches en polyinsaturés (oméga-3) sont précieuses mais fragiles à la chaleur.
- Ne jugez pas que la neutralité. Une huile neutre est pratique, mais une bonne huile d’olive ou de terroir apporte bien plus au plat, surtout à froid.
- Pensez fraîcheur et stockage. Conservez vos huiles dans un contenant opaque, à l’abri de la lumière et de la chaleur, et consommez-les dans les 3 à 6 mois après ouverture.

Les erreurs et idées reçues à éviter
Trois croyances font perdre en goût comme en sécurité : penser que l’huile d’olive ne se cuit jamais, croire que toutes les huiles se valent à la friture, et chauffer la poêle avant d’ajouter l’huile. Les corriger améliore immédiatement vos cuissons.
- « L’huile d’olive ne supporte pas la cuisson. » Faux, deux fois. Elle convient au feu doux, au feu moyen et à la friture domestique : son point de fumée (190-210 °C) dépasse les 170-190 °C d’une friture. L’USDA la classe depuis 2021 parmi les huiles adaptées à la friture.
- « Mélanger beurre et huile empêche le beurre de brûler. » Légende : c’est la surveillance de la température qui compte, pas le mélange.
- « Une huile qui a fumé est récupérable. » Non : une fois le point de fumée dépassé, jetez-la. Elle a formé des composés indésirables.
- Chauffer la poêle à vide avant l’huile. Versez plutôt un filet d’huile puis montez doucement en température : vous évitez de la surchauffer.
- L’huile de palme : très stable, mais riche en acides gras saturés et problématique pour l’environnement — nous ne la recommandons pas.
Notre verdict d’achat : quelle huile selon votre usage
L’huile à acheter selon votre besoin principal.
| Votre besoin | Huile recommandée | Offres |
|---|---|---|
| Usage quotidien / cru | Olive extra vierge | Voir → |
| Équilibre oméga-3 | Colza vierge | Voir → |
| Hautes températures / gril | Avocat raffinée | Voir → |
| Friture économique | Tournesol oléique | Voir → |
| Friture régulière | Arachide | Voir → |
| Saisie sans goût marqué | Pépins de raisin | Voir → |
| Pâtisserie / exotique | Coco vierge | Voir → |
Prix indicatifs susceptibles de varier : vérifiez le tarif en direct sur Amazon avant achat. Liens sponsorisés (Partenaire Amazon).
⚠️ L’huile d’olive peut-elle se dégrader à la cuisson ?
Réponse directe : non, l’huile d’olive ne se dégrade pas dans une cuisson normale à la poêle ou au four. Elle commence à se décomposer si elle dépasse son point de fumée de manière prolongée — ce qui ne se produit pas dans une cuisine domestique standard.
Le point de fumée de l’huile d’olive vierge extra est d’environ 180-190°C. Au-delà, elle produit de l’acroléine et des aldéhydes — composés volatils irritants. Pour une cuisson normale (sauté, poêle à feu moyen), la température est rarement supérieure à 160-170°C : l’huile d’olive reste parfaitement stable. Le vrai risque est ailleurs — certaines huiles contiennent des contaminants (MOAH, DEHP) indépendamment de la cuisson.
Les situations concrètes :
- Cuisson douce à la poêle (≤160°C) : ✅ huile d’olive VE — parfaitement adaptée et sans risque
- Rôtissage au four (180-200°C) : ✅ acceptable si la durée est courte et l’huile de qualité
- Friture profonde (≥180°C prolongé) : ⚠️ préférer huile d’arachide ou tournesol oléique
- Huile qui fume dans la poêle : ❌ éteindre — c’est le signal que le point de fumée est dépassé
Le vrai risque n’est pas la cuisson normale — c’est la réutilisation d’huile déjà chauffée plusieurs fois (restaurants, friteries). Pour un usage domestique quotidien, l’huile d’olive vierge extra est l’une des huiles les plus stables à la chaleur grâce à sa teneur élevée en acides gras monoinsaturés (~73% d’oléique).
Voir aussi notre liste des huiles d’olive à éviter — certaines marques contiennent des contaminants (MOAH, DEHP) qui, eux, représentent un vrai risque indépendamment de la cuisson.
Notre avis en une phrase
H de Leos — Vierge Extra Fruité Vert 500ml
La meilleure huile d’olive du test 60 Millions 2025, seule sans contaminant MOAH détecté. Idéale pour cuisiner jusqu’à 180°C et pour la finition des plats. AOP Provence, Patrick Bruel, Domaine Leos.
- Point de fumée ~190°C — safe pour cuisson douce
- Seule sans MOAH sur 22 huiles testées
- Profil monoinsaturé stable à la chaleur
- ~59 €/L — réserver à la finition et cuisson douce
- Pas adaptée aux fritures à haute température
✅ Notre verdict final — quelle huile choisir ?
Il n’existe pas une huile universelle — ça dépend de la température. Pour la cuisine quotidienne jusqu’à 180°C, l’huile d’olive VE est la meilleure option santé et goût. Pour les fritures, tournesol oléique ou arachide.
- Cuisine douce ≤180°C : huile d’olive VE
- Friture ≥180°C : tournesol oléique ou arachide
- Cru / finition : H de Leos, huile d’olive premium
- Pâtisserie neutre : huile de coco ou tournesol
- Huile d’olive qui fume (point fumée dépassé)
- Huile de colza ou lin pour cuisson chaude
- Réutilisation d’huile de friture
- Huiles contenant MOAH (Eco+ Leclerc…)
❤️ Quelle huile de cuisson choisir pour le cholestérol ?
💡 Réponse directe : la Fédération Française de Cardiologie recommande les huiles riches en acides gras monoinsaturés (oméga-9) et polyinsaturés (oméga-3) pour réduire le mauvais cholestérol (LDL).
- Huile d’olive vierge extra — riche en oméga-9 (~73% d’acide oléique) : réduit le LDL sans diminuer le HDL. Le meilleur choix global pour cuisiner sainement avec du cholestérol.
- Huile de colza vierge — meilleur rapport oméga-3/oméga-6 de toutes les huiles courantes (~9% d’oméga-3) : idéale en assaisonnement cru pour le cœur.
- Huile de tournesol oléique — riche en oméga-9, stable à la chaleur : bon compromis cuisson + cholestérol.
- À éviter si cholestérol élevé : huile de coco et ghee (riches en acides gras saturés qui élèvent le LDL).
🗑️ Où jeter l’huile de cuisson usagée ?
Ne jamais jeter l’huile de cuisson usagée dans l’évier — elle colmate les canalisations et pollue les cours d’eau. Les bons gestes :
- Déchetterie : dépôt en bidon hermétique dans le bac huiles végétales
- Points de collecte Huile-Service : réseau de bacs spécialisés en grande surface (Leclerc, Carrefour…)
- Petite quantité : absorber dans du papier absorbant et jeter à la poubelle ordinaire
📚 Sources et méthodologie
Données basées sur des sources scientifiques et des tests indépendants.
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